Sous Titre: Il existe un risque d'introduction du sérotype 1 de la FCO en France métropolitaine depuis l'Espagne, pays frontalier qui a recensé de nombreux foyers en 2024 et 2025.
Texte d'introduction Actualités:
Mise à jour du 25/06/2026
Le 24 juin 2026, l'Agence Nationale du Médicament Vétérinaire (ANMV) a confirmer l'utilisation possible des vaccins contre le sérotype 1 de la FCO jusqu'au 30 septembre 2026.
L'État met à disposition des doses de vaccin FCO sérotype 1 gratuitement : 813 191 doses sont disponibles à destination de l'ensemble des bovins, des ovins et des caprins de France métropolitaine, attribuées selon le principe du premier arrivé, premier servi. Les vaccins proposés doivent être délivrés et administrés avant le 30 septembre 2026, date de leur péremption. Les vaccins sont à commander auprès de votre vétérinaire sanitaire.
L'acte de prescription/délivrance est à la charge de l'éleveur. L'acte d'injection reste aussi à la charge de l'éleveur si ce dernier est effectué par un vétérinaire.
Du 1er juillet 2025 au 16 juillet 2026, 9 foyers de PPR ont été détectés dans des élevages de caprins et 15 dans des élevages d'ovins. Le derniers cas relevé remonte au 29 juin 2026 en Croatie.
Pour plus d'informations sur la maladie, consultez la fiche ci-dessous.
Le dernier cas sauvage observé en Italie le 1er juin dernier se trouve à 60 km des frontières françaises. Soyons vigilants, les sangliers n'ont pas de frontières !
La Toscane a déclaré son second foyer de PPA et la Serbie et la Croatie voient le nombre de foyers flamber.
Actualités
Deux premiers cas de PPA ont été observés le 26 novembre dernier en Espagne ! Il s'agit de sangliers retrouvés morts, ces cas sont les premiers depuis 1994 et se trouvent à 94 km des frontières françaises ! La raison de cette contamination serait l'ingestion de charcuterie contaminée transportée par camion.
Du 1er juillet 2025 au 16 juillet 2026 :
Espagne : 61 cas sauvages ont été relevés, tous dans le même secteur. Les élevages de porcs alentour ne sont, pour le moment, pas touchés. La dernière déclaration est en date du 5 juillet 2026.
Allemagne : 1 001 cas sauvages. La dernière déclaration remonte au 9 juillet 2026 ;
Italie : 1 129 cas sauvages dont le dernier cas a été relevé le 7 juillet et 3 cas domestiques, dont le dernier a été relevé le 9 juillet 2026. Un des derniers cas sauvage a été détecté à 60 km de la frontière française.
Un cas de PPA, relevé en Allemagne le 17 juin 2025, a été repéré à 130 km des derniers foyers précédents. Le variant du virus responsable de ce cas est le même que ceux détectés en Italie. L’avancée déjà impressionnante du virus l’est d’autant plus que le variant responsable vient d’encore plus loin.
La PPA voyage, il est important de rester vigilant. Respectez la biosécurité !
La maladie
Sans danger pour l’Homme mais mortelle pour les suidés(porcs et sangliers), elle entraîne des pertes économiquestrès importantes dans les élevages touchés. Les symptômes qu’elle provoque sont peu spécifiqueset peuvent rappeler d’autres pathologies. Toutefois, les symptômes suivant sont à surveiller :
Si la biosécurité mise en place au sein de l’élevage est bonne, la diffusion de la maladie peut être ralentie et réduire le taux de mortalité. En moyenne,on estime à 90 % le taux de mortalité de la PPA. Elle peut se manifester sous trois formes :
Une forme aigüe pour laquelle la mort intervient dans 100% des cas entre 4 et 13 jours ;
Une forme subaigüe avec une mortalité moindre qui intervient entre 30 et 40 jours ;
Une forme chronique avec une évolution lente sur plusieurs mois.
La PPA n’est pas transmissible à l’Homme, ce qui n’empêche pas ce dernier de participer à sa diffusion. En effet, par les déchets de cuisine à base de porc contaminé, ses vêtements, ses chaussures ou encore les pneus des véhicules, l’Homme est un vecteur qu’il ne faut pas négliger dans la dissémination de la maladie. La transmission peut également se faire par contact direct entre un porc et un sanglier contaminé, mort ou vif.
La est bien implantée en Europe de l’Est, se rapproche des frontières françaises. En 2022, ce sont l’Italie du Nord, la Croatie et l’Allemagne qui ont été particulièrement touchées, rapprochant par la même occasion la PPA des frontières françaises. Bien que des mesures soient mises en place, le risque d’introduction de la maladie est très élevé notamment avec les activités humaines et la contamination, de proche en proche, de sangliers à la frontière de l’Italie.
Moyen de lutte ?
Aucun traitement ni vaccin n’existe pour le moment pour lutter contre cette maladie. Le moyen de prévention le plus efficace est la biosécurité. Par le terme biosécurité, il faut entendre la mise en place et le respect de règles visant à protéger l’élevage de l’introduction d’agents pathogènes, de leur dissémination dans l’élevage et à l’extérieur (faune sauvage, élevages voisins, etc.). En élevage porcin, elles peuvent se traduire par la mise en place :
De lavage/désinfection des mains et bottes des intervenants extérieurs
De clôtures adaptées pour les porcs en plein-air et indispensable dans un contexte de PPA (obligatoire pour les élevages de porcs commerciaux).
Du système de marche en avant : n’entrer en contact avec les animaux malades qu’après avoir soigné les autres, pour limiter le risque de contamination des animaux sains, etc.
Les recommandations à suivre
Afin d’anticiper au mieux son éventuelle arrivée en France et de limiter sa propagation, diverses recommandations, à la portée de tous, ont été formulées :
Déclarer tout cadavre de sanglier : Lors de la découverte d’un cadavre de sanglier, il est important de le signaler au réseau SAGIR afin que des analyses soient réalisées pour déterminer la cause de sa mort. Les sangliers ne connaissent pas les frontières, ils peuvent potentiellement transporter la PPA en France ;
Limiter la contamination « sandwich »: En ne donnant pas de déchets de cuisines aux porcs ou aux sangliers. En effet, le virus peut survivre plusieurs jours dans la viande de porc qui est une voie de contamination ;
Limiter autant que possible la possibilité de contact avec les sangliers pour les porcs en plein-air. Au-delà de la nourriture, la présence seule de femelles peut suffire à attirer les sangliers vers les élevages (clôtures adaptées, distribution de l’aliment en intérieur si possible, etc) ;
Mettre en place et (faire) respecter les règles de biosécurité sur les élevages porcins.
Si vous êtes chasseur :
Séparer les affaires de chasse des affaires utilisées pour aller voir les porcs, ou les désinfecter ;
Selaver les mains après avoir manipulé un sanglier ;
Ne pas ramener de trophée de chasse ou de sanglier de pays infectés.
Le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a publié récemment un kit de communication concertant la PPA. Constitué d’un ensemble d’affiches, de recommandations et de vidéos explicatives, il est consultable via le lien suivant : https://agriculture.gouv.fr/peste-porcine-africaine-ppa-agir-pour-prevenir.
Formations
L’arrêté du 16 octobre 2018 rend obligatoire laformation de tous les éleveurs de porcs dits « commerciaux », à savoir, tous les élevages dont les porcs produits ne sont pas exclusivement destinés à l’autoconsommation. La prochaine session de formation se tiendra au GDS du Cantal à Aurillac le 9 septembre prochain. N’hésitez pas à nous contacter pour vous inscrire ou pour plus d’informations.
L'IAHP connue également sous le nom de grippe aviaire touche le territoire français de façon régulière et répétitive depuis plusieurs années.
Les derniers foyers sauvages et domestiques ont été détectés respectivement les 13 avril 2026 et 26 mai 2026.
Actualité
Du 01/08/2025 au 17/07/2026, la France dénombre 324 foyers d’IAHP sauvages, 125 foyers dans des élevages commerciaux et 31 dans des basse-cours.
Les départements concernés sont le l’Ain (01), l’Allier (03), l’Aube (10), le Calvados (14), la Charente-Maritime (17), le Cher (18), la Côte-d’Or (21), les Côtes-d'Armor (22), la Dordogne (24), la Drôme (26), le Finistère (29), la Gironde (33), Indre-et-Loire (37), les Landes (40), le Loir-et-Cher (41), la Loire (42), la Loire-Atlantique (44), le Lot-et-Garonne (47), le Maine-et-Loire (49), la Marne (51), la Haute-Marne (52), le Pas de Calais (59), le Pas-de-Calais (62), les Pyrénées-Atlantiques (64), le Bas-Rhin (67), la Seine-Maritime (76), les Yvelines (78), les Deux-Sèvres (79), la Somme (80), la Vendée (85), la Haute-Vienne (87) et l'Essonne (91).
Ces foyers induisent la mise en place de zones réglementées. Plus d’informations en cliquant ici.
Niveau de risque(au 01/05/2026) : Négligeable
Biosécurité
L’IAHP est une maladie virale touchant principalement les oiseaux. Très contagieuse, elle nécessite la mise en place de mesures de biosécurité importantes pour limiter sa diffusion. En effet, lorsqu’un foyer est détecté, des mesures de police sanitaire sont déployées afin de limiter la propagation du virus :
Dans les établissements infectés
Dépeuplement des foyers ;
Si nécessaire, mise à mort préventive des animaux dans un périmètre défini par arrêté préfectoral ;
Nettoyage et désinfection des sites.
Dans les établissements proches des établissements infectés : établissement de zones réglementées (zone de protection et de surveillance) avec mesures renforcées
Surveillance accrue ;
Biosécurité renforcée (mise à l’abri des oiseaux) ;
Interdiction des mouvements de volailles ;
Restriction des activités de chasse au gibier à plumes.
Vaccination
L’obligation de vaccination concerne toujours les canards dit commerciaux (canards de chairs et pour la production de foie gras). Les canards reproducteurs destinés à l’exportation ne sont pas visés pour ne pas bloquer les débouchées commerciaux.
Pour rappel, la vaccination vise à protéger le cheptel français contre les vagues successives et récurrentes d’IAHP que connaît le territoire. Elle ne remplace pas les mesures de prévention déjà mises en place mais vient en complément de ces dernières.