Accéder au contenu principal

FCO et MHE - Vaccinations : disponibilité et recommandations

Sérotype 3

 Trois vaccins existent actuellement à destination des ovins et des bovins.

La vaccination contre le sérotype 3 de la FCO permet de réduire la gravité des symptômes et le taux de mortalité lié à cette maladie dans les élevages.

Conditions d'accès aux vaccins pour protéger son cheptel souche :

  • Tous les éleveurs de bovins et d'ovins du Cantal peuvent accéder à la vaccination contre le sérotype 3 de la FCO depuis le 19 septembre 2024 ;
  • Les vaccins sont à commander par l'éleveur auprès de son vétérinaire sanitaire et sont à la charge de l'éleveur ;
  • La vaccination peut être réalisée par l’éleveur lui-même ou par le vétérinaire (dans ce cas, les frais vétérinaires engagés pour la réalisation de la vaccination resteront à la charge de l’éleveur) ;
    • Pour les caprins, aucun vaccin contre le sérotype 3 de la FCO n'a d'autorisation d'utilisation. Nous vous invitons à vous rapprocher de votre vétérinaire pour mettre en place un plan de prévention adapté à votre situation ;
  • Conditions d'accès aux vaccins pour l'export : Voir document joint au bas cet article

Pour les bovins, ovins et caprins à destination de :

  • l'Italie - régions non indemnes :
    • Les bovins et les ovins peuvent partir dans les régions non indemnes de FCO sans condition au regard des sérotype 3, 4 et 8 de la FCO.
  • l'Italie - régions indemnes de FCO (Province autonome de Bolzano et région Frioul-Vénétie Julienne) :
    • administration du vaccin Bultavond (seul vaccin ayant prouvé qu'il stoppe la virémie) - 2 injections à 3 semaines d'intervalle, à partir de 2 mois ;
    • réalisation par le vétérinaire sanitaire ;
    • délai de 10 jours minimum entre la 2ème injection de primovaccination et le mouvement.
  • l'Espagne :
    • Les bovins et les ovins peuvent partir en Espagne continentale sans condition au regard du sérotype 3 de la FCO.

Attention : la vaccination contre le sérotype 3 de la FCO ne protège pas contre d'autres sérotypes. Il est donc nécessaire de maintenir une vaccination contre les sérotypes 4 et 8 de la FCO, pour protéger le cheptel souche et pour réaliser des exports le cas échéant.

Les doses de vaccins disponibles sont essentiellement issues des précommandes réalisées. N'hésitez pas à vous rapprocher de votre vétérinaire si vous n'avez pas réalisé de précommande.


Sérotype 8 et 1

Tous les éleveurs d'ovins peuvent actuellement bénéficier de doses de vaccin contre le sérotype 8 de la FCO, mises à disposition gratuitement par l'État.

La vaccination contre le sérotype 1 de la FCO ne concerne actuellement les 8 départements français limitrophes de l’Espagne.

Plus d’informations dans le tableau et la carte ci-contre.


Disponibilité des vaccins contre les sérotypes 3, 4, 8, et la MHE

GDS France tient à insister sur l'importance de précommander les vaccins auprès de votre vétérinaire. En effet, cela permet une meilleure estimation des doses nécessaires et donc une augmentation des volumes de vaccins mis sur le marché français. Favoriser les précommandes limitera le risque de pénurie.

Vous trouverez ci-dessous un récapitulatif des vaccins disponibles à la date du 1er août 2025.

 

Pour plus de renseignements sur la FCO, rendez-vous ici. 

Attention : si un animal vacciné contre la FCO (quel que soit le sérotype) doit être soumis à un test PCR FCO, il convient d'attendre au moins 10 jours après l'injection afin que la PCR ne soit pas positive à cause du vaccin.

 

FCO – Actualités et recommandations

  • Photo Actualités-01:
  • Photo Actualités-02:
  • Texte d'introduction Actualités:

    Mise à jour du 20/02/2026

    Le virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO), transmis par piqûre de culicoïdes, était jusqu’au début du mois d'août 2024, présent sur le territoire français sous la forme de trois sérotypes : les sérotypes 3 et 8, présents dans toute la France métropolitaine et le sérotype 4, uniquement présent en Corse.

    Au 19 février 2026, le Cantal dénombre, 4 foyers de FCO 3 et aucun de FCO 8

Sérotype 8

Actualité

Depuis le début du mois d'août 2024, une forte circulation du sérotype 8 de la FCO est enregistrée dans tout le Cantal.

Depuis 2023, nous assistons à la diffusion à partir du Sud du Massif Central d'une nouvelle souche du sérotype 8 de la FCO plus virulente. Cette souche est différente de celle qui circulait en France depuis 2015 et qui engendrait peu de malades. La diffusion de cette nouvelle souche est rapide et peut engendrer un impact clinique, une mortalité et des frais vétérinaires importants.

L'arrêté ministériel du 20 août 2024, impose la désinsectisation (et si possible le confinement) de tout animal suspect d'être porteur de la FCO (quel que soit le sérotype).

Du 1er juin 2025 au 19 février 2026, 3 978 foyers ont été confirmés en France.

Qu'est-ce que le sérotype 8 de la FCO ?

Le virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO), transmis par piqûre de culicoïdes, peut toucher les ovins, les bovins et les caprins.

Les symptômes du sérotype 8 de la FCO chez les ovins et bovins sont semblables à ceux de la MHE et des sérotypes 3 et 4 de la FCO avec notamment, des ulcères dans la bouche, sur le mufle et les trayons, une salivation excessive, un œdème de la face, de la fièvre, des boiteries, une chute de production laitière significative et un amaigrissement possible.

La FCO évolue de manière latente chez les caprins (sans symptôme visible sauf quelques rares cas).

Plusieurs vaccins existent. Si vous n'avez pas encore mis en place un plan de vaccination contre le sérotype 8 de la FCO dans votre élevage, n'hésitez pas à vous rapprocher rapidement de votre vétérinaire et à consulter les recommandations pratiques de GDS France en cliquant ici.

Pour plus d'informations sur le sérotype 8 de la FCO, n'hésitez pas à consulter la page dédiée du site internet GDS France en cliquant ici.


Sérotype 4

Le sérotype 4 de la FCO est présent en Corse depuis plusieurs années maintenant et touche plus particulièrement les ovins. Jamais détecté sur le continent, l’objectif est d’éviter son introduction. Ainsi, il est recommandé de n’importer de Corse que des animaux :

  • vaccinés contre le sérotype 4 de la FCO, et le 8 dans l’idéal, étant donné que la nouvelle souche est arrivée en Corse dernièrement ;
  • ou disposant d’un résultat négatif à une PCR FCO avant départ et faisant suite à une désinsectisation.

Pour éclaircir la situation actuelle, n’hésitez pas à regarder la vidéo disponible via le lien suivant : Les GDS vous informent : La Fièvre Catarrhale Ovine (youtube.com)


Sérotype 3

Actualité

Durant l’automne 2023, des foyers du sérotype 3 de la FCO ont été détectés aux Pays-Bas. Aujourd’hui, ce sérotype est présent en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, et en France, depuis le 5 août 2024.

L'arrêté du 12 février 2025, modifiant l'arrêté du 4 juillet 2024 fixant les mesures de surveillance, de prévention et de lutte relatives à la lutte contre la FCO sur le territoire métropolitain rend le sérotype 3 de la FCO enzootique. Cela se traduit par :

La fin du zonage sur le territoire métropolitain français et ce depuis le 16 février 2025 ;

Les mouvements des bovins au sein du territoire métropolitain sont ainsi possibles sans conditions de désinsectisation et/ou d'analyse au regard du sérotype 3 de la FCO.

Du 1er juin 2025 au 19 février 2026, 7 570 foyers ont été confirmés en France, dont 4 dans le Cantal.

Qu'est-ce que le sérotype 3 de la FCO ?

Le tableau clinique du sérotype 3 de la FCO est semblable à celui des sérotypes 8 et 4 de la FCO et de la MHE avec, notamment, des ulcères dans la bouche, sur le mufle et les trayons, une salivation excessive, une fièvre, des boiteries et un amaigrissement possible. Toutefois, elle semble toucher plus sévèrement les ovins avec notamment des lésions podales sévères chez ces derniers, allant parfois jusqu’à la perte des sabots.

La FCO évolue souvent de manière latente chez les caprins (sans symptôme visible sauf quelques rares cas).

Des vaccins existent ; vous trouverez plus d’informations par ici. Dans tous les cas, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre vétérinaire sanitaire


Sérotype 12

Un nouveau sérotype de la FCO a été dépisté en Europe.

Un nouveau sérotype de la FCO a été découvert cet automne aux Pays-Bas. C'est la première fois qu'il est observé en Europe.

Il n'existe à ce jour, aucun vaccin contre ce sérotype.


Sérotype 1

Présent en Espagne, le sérotype 1 de la FCO se rapproche des Pyrénées françaises. Pour anticiper son arrivée sur le territoire français, une campagne de vaccination est en cours avec une mise à disposition de vaccins contre ce sérotype sur les 8 départements limitrophes avec l’Espagne, depuis le mois de juillet 2025. Cette campagne concerne les élevages de petits ruminants et de bovins.


FCO(s), ce qu’il faut retenir :

Quel que soit le sérotype, pour réduire la mortalité sur les troupeaux, il convient de détecter au plus tôt les premiers symptômes en observant, matin et soir, les animaux et de contacter votre vétérinaire au plus vite. Les culicoïdes sont attirés par les milieux humides et riches en matière organique, tel que les tas de fumier, les zones boueuses ou les eaux stagnantes. Il est donc recommandé de restreindre l’accès des animaux à ces zones. De même, il est conseillé d’améliorer le niveau d’hygiène globale dans l’ensemble de l’exploitation (propreté des abords de bâtiment, stabilisation des points d’eau, déplacement régulier des râteliers, etc.). Ces mesures permettront de réduire le risque d’exposition des animaux aux vecteurs et donc l’incidence de la maladie dans l’élevage.

Bien observer vos animaux, matin et soir, en restant vigilant à l'apparition de signes cliniques ;

  • Déclarer à votre vétérinaire sanitaire toute suspicion, afin de réaliser un prélèvement nécessaire à la recherche du virus; la FCO est une maladie à déclaration obligatoire; aujourd'hui l'État prend en charge le déplacement du vétérinaire sanitaire, la réalisation des prélèvements (sang et/ou rate) dans la limite de 3 et les frais d'analyses ;
  • Soigner les signes cliniques dès leur apparition, faciliter la prise alimentaire et l'abreuvement et désinsectiser dans les plus brefs délais les animaux suspectés malades ;
  • Limiter/sécuriser les mouvements et désinsectiser les moyens de transport ;
  • Limiter les zones d'habitat des moucherons (milieu humide enrichi en substances organiques : boue, fumier, etc.) ;
  • Réfléchir, en concertation avec votre vétérinaire, à l'intérêt de la mise en place d'un plan de désinsectisation (des animaux, des bâtiments, etc.) ;
  • Essayer, quand vous le pouvez, de rentrer les animaux la nuit, car l'activité du vectorielle est maximale entre le crépuscule et l'aube ;
  • Respecter la réglementation nationale en terme de mouvements d'animaux ;
  • Si vous n'avez pas encore réaliser la vaccination de votre troupeau au regard du sérotype 8 de la FCO, vacciner les animaux en bonne santé dès que possible.

Attention : si un animal vacciné contre la FCO (quel que soit le sérotype) doit être soumis à un test PCR FCO, il convient d'attendre au moins 10 jours après l'injection afin que la PCR ne soit pas positive à cause du vaccin.

Concernant les mouvements intra-européens de ruminants destinés à l'élevage, l'engraissement et l'abattage immédiat, un rappel des exigences est disponible en cliquant ici.

Pour consulter les recommandations sanitaires pour la FCO sérotypes 3, 4 et 8 à destination de tous les éleveurs ovins, cliquez ici.

 

Dermatose Nodulaire Contagieuse - Stratégie de lutte

  • Photo Actualités-01:
  • Texte d'introduction Actualités:

    L’impact sanitaire de la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) est majeur pour les élevages de bovins. En zone naïve telle que la France métropolitaine, 90 % des bovins peuvent présenter des signes cliniques (nodules, fièvre, amaigrissement, incapacité à reproduire et à produire, diminution conséquente de la production laitière…).

  • Titre du lien PDF: Décisions du CNOPSAV du 16 juillet 2025
  • Lien PDF: images/actu/250716_CP_CNOPSAV_DNC_1.pdf
  • Titre du lien PDF (2): Lancement de la vaccination - Communiqué de presse du 18 juillet 2025
  • Lien PDF (2): images/actu/250718_CP_DNC_lancement_de_la_vaccination.pdf
  • Titre du lien PDF (3): Evolution de la vaccination dans le Sud Ouest
  • Lien PDF (3): images/actu/20251231_CP_DNC_Couverture_vaccinale_Sud_Ouest.pdf

Qu’est-ce qu’un foyer de DNC ?

Un foyer de DNC ne correspond pas nécessairement à la totalité d’un élevage de bovins ; il se limite à l’ensemble des bovins ayant été allotés, durant le mois qui précède le prélèvement, avec un ou plusieurs bovin(s) confirmé(s) infecté(s) de DNC (pâturage par exemple). Ainsi, le dépeuplement ne concernera que le lot déclaré foyer. Le voisinage sera mis sous surveillance mais ne sera, à ce stade, pas soumis au dépeuplement.

Pourquoi l’État impose un dépeuplement total des foyers et non pas sélectif ?

Certains bovins porteurs de DNC peuvent le rester toute leur vie sans jamais présenter de symptôme ; ce réservoir viral est donc une menace pour les autres bovins du secteur. C’est pourquoi il est nécessaire de dépeupler l’ensemble du foyer.

Par ailleurs, la présence du virus dans les prélèvements réalisés sur un bovin porteur de DNC n’est pas constante, c’est pourquoi le dépeuplement n’est une mesure efficace que s’il concerne la totalité du lot et pas seulement les bovins confirmés malades (dépeuplement sélectif).

Une stratégie qui a déjà porté ses fruits :

La lutte contre la propagation de la DNC repose sur le dépeuplement des foyers détectés et sur la mise en place d’une restriction de mouvements des bovins au sein d’une zone réglementée de 50 km autour de ces foyers. Autrement dit, les mouvements de bovins à partir de cette zone, à l’intérieur de cette zone et vers cette zone sont interdits. Les mouvements des autres espèces comme les équidés et les petits ruminants sont vivement déconseillés car ces animaux peuvent transporter avec eux des insectes potentiellement vecteurs, ce qui pourrait accélérer la diffusion géographique du virus. Par solidarité, la population locale et les touristes sont encouragés à maintenir les fenêtres de leurs véhicules fermées et à chasser les insectes de leur habitacle avant de prendre la route. Rappelons que cette maladie n’est pas transmissible à l’Homme.

Une campagne de vaccination obligatoire des bovins a débuté le 21 juillet 2025 au sein de la première zone réglementée (ZR1) afin de contenir le virus dans ce secteur. Il s’agit de vacciner un maximum de bovins le plus rapidement possible. 

Lorsqu’un bovin porteur sain du virus (en incubation) est vacciné, il peut présenter des signes cliniques. Dans ce cas, une confirmation du diagnostic sera demandée au laboratoire. En cas de résultats positifs, un dépeuplement rapide du foyer sera réalisé afin de limiter au plus vite la présence de réservoirs viraux. Cette stratégie couplant le dépeuplement rapide des foyers à la vaccination massive a permis l’éradication de la maladie apparue dans les Balkans en 2015.

Vous pouvez accéder aux communiqués de presse du 16 juillet 2025 « Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : les acteurs du sanitaire approuvent la stratégie de lutte contre la DNC » et du 18 juillet 2025 « Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) des bovins : démarrage de la campagne de vaccination »  en cliquant sur les boutons ci-dessous.

Et pour plus de renseignements sur la maladie et les différentes communes concernées par le zonage rendez-vous ici.

Peste Porcine Africaine - Actualités

  • Photo Actualités-01:
  • Photo Actualités-02:
  • Texte d'introduction Actualités:

    Mise à jour du 03/12/2025

    Premiers cas de Peste Porcine Africaine déclarés le 26 novembre dernier.

    9 cas sauvages au 03/12/2025

  • Titre du lien PDF: Ici, les recommandations à destinations des éleveurs
  • Filtres: 2025
  • Lien PDF: images/actu/PPA_Affiche_eleveurs_23_06.pdf
  • Titre du lien PDF (2): Ici, les recommandations à destinations des transporteurs
  • Lien PDF (2): images/actu/PPA_Affiche_transporteurs_23_06.pdf

Actualités

Deux cas de PPA ont été observés le 26 novembre dernier en Espagne ! Il s'agit de sangliers retrouvés morts, ces cas sont les premiers depuis 1994 et se trouvent à 94 km des frontières français ! La raison de cette contamination serait l'ingestion de charcuterie contaminée transportée par camion.

Du 26 novembre au 3 décembre 2025, 9 cas sauvages ont été relevés, tous dans le même secteur. Les élevages de porcs alentour ne sont, pour le moment, pas touchés.

Un nouveau de PPA relevé en Allemagne le 17 juin 2025, il été repéré à 130 km des derniers foyers, depuis 4 cas supplémentaires ont été détectés dans la faune sauvage. Le variant du virus responsable de ce cas est le même que ceux détectés en Italie. L’avancée déjà impressionnante du virus l’est d’autant plus que le variant responsable vient d’encore plus loin.

La PPA voyage, il est important de rester vigilant. Respectez la biosécurité !


La maladie

Sans danger pour l’Homme mais mortelle pour les suidés (porcs et sangliers), elle entraîne des pertes économiques très importantes dans les élevages touchés. Les symptômes qu’elle provoque sont peu spécifiques et peuvent rappeler d’autres pathologies. Toutefois, les symptômes suivant sont à surveiller :

  • Hyperthermie (besoin d’eau important, abattement, etc.) ;
  • Rougeur sur les extrémités des oreilles ;
  • Zones hémorragiques bien délimitées ;
  • Nécrose cutanée ;
  • Ecoulements nasaux hémorragiques.

Si la biosécurité mise en place au sein de l’élevage est bonne, la diffusion de la maladie peut être ralentie et réduire le taux de mortalité. En moyenne, on estime à 90 % le taux de mortalité de la PPA. Elle peut se manifester sous trois formes :

  • Une forme aigüe pour laquelle la mort intervient dans 100% des cas entre 4 et 13 jours ;
  • Une forme subaigüe avec une mortalité moindre qui intervient entre 30 et 40 jours ;
  • Une forme chronique avec une évolution lente sur plusieurs mois.

La PPA n’est pas transmissible à l’Homme, ce qui n’empêche pas ce dernier de participer à sa diffusion. En effet, par les déchets de cuisine à base de porc contaminé, ses vêtements, ses chaussures ou encore les pneus des véhicules, l’Homme est un vecteur qu’il ne faut pas négliger dans la dissémination de la maladie. La transmission peut également se faire par contact direct entre un porc et un sanglier contaminé, mort ou vif.

La est bien implantée en Europe de l’Est, se rapproche des frontières françaises. En 2022, ce sont l’Italie du Nord, la Croatie et l’Allemagne qui ont été particulièrement touchées, rapprochant par la même occasion la PPA des frontières françaises. Bien que des mesures soient mises en place, le risque d’introduction de la maladie est très élevé notamment avec les activités humaines et la contamination, de proche en proche, de sangliers à la frontière de l’Italie.

Moyen de lutte ?

Aucun traitement ni vaccin n’existe pour le moment pour lutter contre cette maladie. Le moyen de prévention le plus efficace est la biosécurité. Par le terme biosécurité, il faut entendre la mise en place et le respect de règles visant à protéger l’élevage de l’introduction d’agents pathogènes, de leur dissémination dans l’élevage et à l’extérieur (faune sauvage, élevages voisins, etc.). En élevage porcin, elles peuvent se traduire par la mise en place :

  • De lavage/désinfection des mains et bottes des intervenants extérieurs
  • De clôtures adaptées pour les porcs en plein-air et indispensable dans un contexte de PPA (obligatoire pour les élevages de porcs commerciaux).
  • Du système de marche en avant : n’entrer en contact avec les animaux malades qu’après avoir soigné les autres, pour limiter le risque de contamination des animaux sains, etc.

Les recommandations à suivre

Afin d’anticiper au mieux son éventuelle arrivée en France et de limiter sa propagation, diverses recommandations, à la portée de tous, ont été formulées :

  • Déclarer tout cadavre de sanglier : Lors de la découverte d’un cadavre de sanglier, il est important de le signaler au réseau SAGIR afin que des analyses soient réalisées pour déterminer la cause de sa mort. Les sangliers ne connaissent pas les frontières, ils peuvent potentiellement transporter la PPA en France ;
  • Limiter la contamination « sandwich »: En ne donnant pas de déchets de cuisines aux porcs ou aux sangliers. En effet, le virus peut survivre plusieurs jours dans la viande de porc qui est une voie de contamination ;
  • Limiter autant que possible la possibilité de contact avec les sangliers pour les porcs en plein-air. Au-delà de la nourriture, la présence seule de femelles peut suffire à attirer les sangliers vers les élevages (clôtures adaptées, distribution de l’aliment en intérieur si possible, etc) ;
  • Mettre en place et (faire) respecter les règles de biosécurité sur les élevages porcins.
  • Si vous êtes chasseur :
    • Séparer les affaires de chasse des affaires utilisées pour aller voir les porcs, ou les désinfecter ;
    • Se laver les mains après avoir manipulé un sanglier ;
    • Ne pas ramener de trophée de chasse ou de sanglier de pays infectés.

Le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a publié récemment un kit de communication concertant la PPA. Constitué d’un ensemble d’affiches, de recommandations et de vidéos explicatives, il est consultable via le lien suivant : https://agriculture.gouv.fr/peste-porcine-africaine-ppa-agir-pour-prevenir.


Formations  

L’arrêté du 16 octobre 2018 rend obligatoire la formation de tous les éleveurs de porcs dits « commerciaux », à savoir, tous les élevages dont les porcs produits ne sont pas exclusivement destinés à l’autoconsommation. La prochaine session de formation se tiendra au GDS du Cantal à Aurillac le 9 septembre prochain. N’hésitez pas à nous contacter pour vous inscrire ou pour plus d’informations.

 

Fièvre aphteuse - Actualités

La fièvre aphteuse est une maladie virale touchant les animaux à onglons pairs : bovins, ovins, caprins, porcins, etc. Le virus est très résistant dans le milieu extérieur. Cette maladie est très contagieuse. La transmission se fait par contact direct entre animaux, par le vent ou par l'utilisation de matériel contaminé. La fièvre aphteuse n'est pas transmissible à l'Homme.   

Il est donc primordial de bien veiller à respecter de bonnes pratiques d'hygiène et les règles de biosécurité au sein de votre élevage.

La maladie se caractérise par l'apparition de vésicules au niveau du museau/mufle, de la langue, des lèvres, de la cavité orale, des espaces situés entre les onglons et au dessus des onglons, des trayons ainsi qu'aux points de compression sur la peau. Les animaux infectés présenteront très souvent un état fiévreux : augmentation de la température corporelle associée à un abattement, une perte d'appétit et une chute de production laitière. Cet état est fréquemment associé à une salivation excessive. À moyen terme, l'animal infecté va présenter un amaigrissement marqué. La fièvre aphteuse rendre donc dans le diagnostic différentiel de la FCO et de la MHE.

Dans l'Union Européenne, la Loi Santé Animale classe la fièvre aphteuse comme maladie à déclaration obligatoire et éradication immédiate.

Ce virus est présent en Turquie, au Proche et Moyen-Orient, en Afrique, dans de nombreux pays d'Asie et dans certaines parties d'Amérique du Sud. 

Un foyer isolé (sérotype O) avait été détecté le 9 janvier 2025 en Allemagne, près de Berlin. 3 buffles d'eau sur 14 présentaient des résultats d'analyse positifs. L'Allemagne avait par conséquent perdu son statut officiellement indemne de fièvre aphteuse. Suite à la gestion de ce foyer, la majeure partie du territoire allemand a recouvert son statut indemne de fièvre aphteuse le 12 mars 2025.

La France est officiellement indemne de fièvre aphteuse depuis 2001 (date de la dernière introduction ponctuelle).

 

5 foyers de fièvre aphteuse confirmé en Hongrie depuis le 03 mars 2025 

Un foyer de fièvre aphteuse a été détecté début mars 2025 dans le Nord-Ouest de la Hongrie, proche de la frontière slovaque. L'élevage touché est un élevage de 1418 bovins laitiers; le vétérinaire a constaté de la fièvre chez 80% des génisses ainsi que des vésicules dans la bouche, sur le mufle et sur les pieds.

Un cinquième foyer a été détecté le 17 avril 2025 dans un élevage de 875 bovins laitiers, à 30 km au sud des premiers foyers.

Les 4 derniers foyers observés portent le nombre de total de bovins touchés en Hongrie à 5 321 individus.

Même s'il s'agit du même sérotype O que pour le foyer allemand, la lignée virale isolée dans le foyer hongrois est différente : il s'agit donc de 2 introductions distinctes, rapprochées et récentes de ce virus dans des élevages en Europe. 

 

6 nouveaux foyers de fièvre aphteuse en Slovaquie le 4 avril 2025

6 foyers de fièvre aphteuse ont été confirmés dans des élevages bovins slovaques à proximité de la frontière hongroise. Cette zone de Slovaquie est exposée aux vents en provenance de Hongrie. Un cas en particulier se trouve à un dizaine de kilomètres de l'Autriche.

 

Il est donc recommandé de redoubler de vigilance et de prévenir son vétérinaire sans délai face à la moindre suspicion : les animaux bavent, ils boitent, et si c'était la fièvre aphteuse ?