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Prophylaxies réglementées

La prophylaxie, c'est l'ensemble des moyens visant à lutter contre l'apparition, la propagation et/ou l'aggravation d'une ou plusieurs maladies

 

  La tuberculose bovine

Le dépistage annuel obligatoire de la tuberculose bovine concerne :

  • les élevages anciennement infectés
  • certains troupeaux ayant été suspects ou susceptibles d’être infectés, pour lesquels l’infection tuberculeuse n’a pas été confirmée et dont la qualification a été rétablie.

La surveillance est maintenue dans les abattoirs et dans les cheptels éventuellement reliés à des foyers avérés.

 

  La brucellose bovine

La recherche de la brucellose bovine est réalisée annuellement par analyse sur lait de tank dans les ateliers laitiers spécialisés et sur échantillons sanguins dans les ateliers allaitants (et les ateliers laitiers qui ne livrent pas de lait en laiterie).
En pratique, ces analyses sanguines concernent 20 % des animaux de plus de 24 mois du cheptel, choisis selon les priorités suivantes :

  • bovins mâles de plus de 36 mois
  • bovins de plus de 24 mois introduits dans l’année
  • autres bovins de plus de 24 mois tirés au sort pour atteindre le seuil de 20 %

 

  La brucellose ovine et caprine

La prophylaxie de la brucellose ovine est réalisée selon un rythme quinquennal (1/5 des communes chaque année).

Il s’agit de prélever les mâles de plus de 6 mois, 25 % des femelles en âge de se reproduire (avec un minimum de 50), ainsi que les animaux nouvellement introduits depuis le contrôle précédent.

Pour les caprins, la recherche de la brucellose concerne :

  • les mâles âgés de plus de 6 mois
  • 25 % des femelles en âge de se reproduire, avec un minimum de 50 femelles, choisies sur l’ensemble des sites de l’exploitation.

Remarque : à compter de la campagne 2015/2016, les petits détenteurs d’ovins ou de caprins ne sont plus soumis, sauf volontariat, aux opérations de prophylaxie collective de la brucellose.

Est défini comme petit détenteur, un éleveur détenant 5 petits ruminants (au plus) de plus de 6 mois, qui ne dispose pas de SIRET associé à un code NAF « production animale », qui ne détient pas d’autres espèces sensibles à la brucellose (exemple : bovins) et qui ne procède à aucune vente, prêt ou mise en pension d’animaux dans d’autres troupeaux. Il ne doit pas envoyer d’animal à l’abattoir, sauf pour consommation personnelle.

 

  La leucose bovine enzootique

Le contrôle obligatoire de cette maladie est quinquennal.

Dans les ateliers allaitants concernés et les ateliers laitiers qui ne livrent pas de lait en laiterie, des analyses sérologiques ont été effectuées sur les mêmes animaux que pour la brucellose, tandis que dans les troupeaux laitiers spécialisés la recherche annuelle est réalisée par analyse sur lait de tank.

 

  La Rhinotrachéite Bovine Infectieuse (I.B.R)

Chaque année, dans les ateliers allaitants et les ateliers laitiers dont le lait est transformé à la ferme, tous les animaux de plus de 24 mois sont prélevés (prise de sang) et analysés par sérologie de mélange de 10, avec reprise individuelle des pools positifs

Notons que depuis le 1er octobre 2016 les animaux de 12 à 24 mois non connus vaccinés contre l’IBR doivent également être prélevés dans les cheptels qui hébergent au moins un animal infecté ou dans les troupeaux concernés par un nouveau résultat positif.
Les ateliers laitiers des éleveurs concernés par une livraison régulière du lait en laiterie, lorsqu’ils ne sont pas connus pour héberger des animaux positifs, sont contrôlés par Lait de Grand Mélange (LGM) tous les 6 mois. Si l’analyse révèle un résultat positif, un 2ème prélèvement est programmé dans le mois qui suit. Et enfin, si la 2ème analyse révèle également un résultat positif, le cheptel doit être contrôlé par prises de sang (tous les animaux de plus de 12 mois).

 

  L’Hypodermose bovine ou varron

De manière à maintenir l’appellation « cheptel assaini en varron » des troupeaux de notre département, chaque année, des analyses sérologiques sont programmées de façon aléatoire pour partie et de façon orientée pour d’autres.

Il s'agit dans ce derniers cas de tous les troupeaux qui ont introduit des bovins étrangers au cours de la campagne précédente, tous les élevages en « Agriculture Biologique » ainsi que tous les cheptels qui ont obtenu des résultats positifs au cours de cette dernière campagne.

 

  La Maladie d’Aujeszky (porcins)

Depuis 2009 (Arrêté Ministériel du 28 janvier 2009) les départements reconnus « indemnes de maladie d’Aujeszky » comme le Cantal, effectuent des dépistages sérologiques pour :

  • les sites d’élevages plein air naisseurs et naisseurs-engraisseurs (contrôle annuel de 15 porcins reproducteurs)
  • les sites d’élevages plein air post-sevreurs et engraisseurs (contrôle annuel de 20 porcs charcutiers)
  • les sites d’élevages de sélection, de multiplication ou diffusant des reproducteurs ou futurs reproducteurs (contrôle trimestriel sur 15 porcs).

 

  Le Syndrome Dysgénésique Respiratoire Porcin (SDRP)

De manière à maintenir le statut épidémiologique favorable de notre département au regard du SDRP, un Arrêté Préfectoral a été pris le 19 janvier 2010 ; il rend obligatoire le dépistage de cette virose par sérologie dans les exploitations porcines naisseurs, naisseurs-engraisseurs (tous les ans) et dans les cheptels sélectionneurs ou multiplicateurs (tous les trimestres).

Il s’agit de prélever 10 % des reproducteurs de l’élevage avec un minimum de 15 animaux.