Paratuberculose bovine

Une maladie qu'il faut dépister !

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  Une maladie qui peut rester cachée, mais s'incruste progressivement

C'est une maladie infectieuse due à une bactérie ressemblant au germe de la tuberculose : Mycobacterium paratuberculosis.
Cette maladie peut rester invisible dans certains élevages, il faut des facteurs favorisants pour qu'elle se déclenche.
Elle touche principalement les jeunes vaches, le plus souvent dans le mois qui suit le vélage.

 

Les symptômes observés sont :

  • de l'amaigrissement,
  • une diarrhée chronique inguérissable, mais l'animal continue de manger,
  • pas de fièvre.

Il n'y a pas de traitement.

 

 

Tous les animaux contaminés ne déclenchent pas toujours la maladie : cela dépend de l'intensité de la contamination initiale, et des facteurs favorisants, comme le parasitisme, les carences en oligoéléments, les erreurs alimentaires...


La maladie clinique est comme la face émergée d'un iceberg, avec un face cachée constituée d'animaux infectés.

 

  Une transmission précoce, mais une incubation longue

Dès leur plus jeune âge, les jeunes veaux vont s'infecter, car ils sont alors très sensibles aux contacts avec les mycobactéries : plus la transmission est forte et répétée sur un jeune animal, plus le risque de déclencher la maladie sera important.


La contamination se fait principalement par les bouses des vaches infectées, et en phase terminale la diarrhée des malades. Le lait et le colostrum sont également porteurs des germes.


Le germe est très résistant dans le milieu extérieur, les contaminations sont donc quasi permanentes en l'absence d'hygiène suffisante et de désinfection.
Les symptômes ne s'exprimeront que bien plus tard, après plusieurs années.

 

  Des mesures sanitaires indispensables à l'assainissement

Les mesures viseront principalement à dépister les porteurs du germe et à réduire les contacts des jeunes avec les germes et surtout ceux des bouses.
Les positifs seront isolés puis éliminés.
Les lieux de vie des jeunes seront particulièrement maintenus dans un bon état d'hygiène, dès le parc à vélage, et seront bien séparés des adultes.
La parasitisme et l'alimentation devront être bien gérés, surtout autour du vélage, pour éviter le déclenchement chez les adultes.

 

 Un dépistage difficile : aucune analyse n'est parfaite !

La sérologie est individuelle et se fait sur le sang ou le lait.

Même si elle manque de sensibilité, c'est une analyse très répandue pour le dépistage de l'ensemble des cheptels, à cause de son coût moindre que la PCR.
La PCR permet de dépister le germe sur les bouses, et de montrer l'excrétion mais a une sensibilité encore faible pour un coût élevé.
Enfin, la coloration de Ziehl (à partir des bouses) est surtout intéressante pour les animaux en phase clinique.
La mise en culture des mycobactéries (à partir des bouses) est l'analyse de référence mais nécessite quatre mois d'attente avant d'obtenir un résultat, et manque parfois de sensibilité.
L'analyse PCR-Trek permet de raccourcir ce délai et est un mélange des deux dernières analyses. (PCR et Culture)

Les analyses détectent les contaminés uniquement à partir de 18 mois en moyenne.

 

 

  Un assainissement long, mais moins coûteux que le "laisser-faire"

 

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