Besnoitiose

Une maladie en extension en France

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La Besnoitiose ou "maladie de la peau d'éléphant" est une maladie non contagieuse due à un parasite microscopique du groupe des coccidies : Besnoitia besnoiti.

 

Elle touche tous les bovins quelle que soit leur race, surtout les jeunes à partir d'un an et les mâles, qui peuvent devenir définitivement stériles.

 

 

Elle est en forte progression en France, suivant un gradient sud-nord, et atteint de nouvelles zones par l'introduction de bovins infectés.

  

  Trois phases dans l'expression de la maladie

  • Fièvre forte, perte d'appétit,
  • L'animal a les yeux qui pleurent,le nez qui coule, la peau chaude et douloureuse.

 

  • Déplacement difficile,
  • Les oedèmes sont à la tête et à l'extrémité des membres, ou ailleurs.

 

  • Epaississement et déssèchement cutanés qui s'étendent : mufle et mamelles (ou testicules) puis fanon, arrière des cuisses...
  • Aucune démangeaison,
  • On peut observer des kystes sur le blanc de l'oeil (sclère oculaire).

 

Les bovins atteints peuvent guérir des signes cliniques, mais ils restent porteurs toute leur vie de kystes cutanés très riches en parasites. Ceux-ci pourront ainsi être transmis lors de piqûres (taons, stomoxes, aiguilles).

 

  Comment dépister la besnoitiose ?

Les sérologies permettent d'identifier la présence du parasite pour mieux éviter une introduction dans un élevage indemne.
Lors d'un premier cas clinique, une confirmation de la sérologie par l'analyse Western blot sera nécessaire pour établir un diagnostic de certitude.
Dans un cheptel déjà atteint, la sérologie suffit pour dépister les animaux infectés.

 

  Il vaut mieux prévenir...

C'est à dire éviter l'introduction d'animaux parasités en cheptel sain.

Remarque : Les taons étant des insectes peu mobiles lors de leur repas, la transmission vectorielle se fait souvent lorsque les bovins sont très rappochés.


La transmission se fait rarement d'un élevage à l'autre, si les animaux sont suffisamment éloignés.

La lutte consiste donc principalement en un contrôle des bovins à l'achat, pour éviter l'infestation d'un nouveau cheptel.

 

Lors de rassemblements d'animaux, il vaut mieux vérifier que l'ensemble des bovins mélangés est sain (sérologie négative à exiger dans le règlement) ou au moins demander une désinsectisation pour éviter la transmission par les insectes vecteurs

 

  ...que guérir !!! La gestion en cheptel contaminé est complexe

Si un premier cas clinique est observé, il convient de bien confirmer le diagnostic par analyse (attention à d'autres maladies cutanées ou vectorielles qui peuvent lui ressembler : FCO, gales, carences en zinc...).

Il n'existe pas de vaccin, et un traitement éventuel est long, coûteux, avec des résultats souvent décevants (seule une intervention en phase 1 peut être eficace)
Les conséquences de la maladie dans un cheptel peuvent être lourdes au niveau économique.

Il faut essayer de l'éliminer si c'est possible.


Pour cela, il faut dépister l'ensemble des bovins de plus de 6 mois (l'analyse est toujours individuelle).
Lorsqu'on connaît le degré d'infestation, deux stratégies sont possibles :

  • "vivre avec", si la plupart des bovins d'un troupeau est atteinte.
    Il faut alors limiter les mélanges d'animaux et les mouvements, autant que possible.
  • Si le nombre d'animaux infestés est faible, il faut éliminer les bovins porteurs (sans les revendre pour l'élevage...) en commençant par le cas clinique, qui est une forte source de contamination !

 

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