SDRP

Le Syndrome Dysgénésique Respiratoire Porcin (SDRP)

 

  Quelle est cette maladie ?

Le Syndrome Dysgénésique Respiratoire Porcin (SDRP) est une maladie virale dont l’impact économique sur la production est considérable ; il est responsable de troubles de la reproduction ou de l’apparition d’un syndrome grippal notamment chez les porcs charcutiers.

Le SDRP est dû à un Arterivirus, virus enveloppé à ARN. Il est peu résistant dans le milieu extérieur et est sensible aux désinfectants, aux variations de pH aux ultraviolets ou encore à la chaleur.

Il existe des souches américaines et des souches européennes relativement différentes entre elles. La maladie est présente mondialement mais en Europe, on n’a rapporté que la circulation de souches européennes. La France a été atteinte en 1991.

Les espèces les plus particulièrement touchées sont les porcs domestiques. Les sangliers sont aussi connus pour être infectés, mais leur rôle dans la transmission du virus au porc domestique n’a pas été démontré.

La maladie se propage par inhalation de gouttelettes infectieuses ou par contact avec du matériel contaminé. Les sécrétions nasales, l’urine, les fèces, les fœtus morts sont les principales matières virulentes.

 

  Comment se fait la transmission ?

La maladie peut se transmettre de plusieurs façons :

  • Par l’introduction d’un porc infecté
  • Par voie aérienne (forte diffusion dans les zones à forte densité porcine à la faveur de température basse, humidité élevée, vent)
  • Par la semence de verrats infectés qui peut être contaminant, particulièrement en début d’infection
  • Par les vecteurs humains et véhicules, notamment avec du matériel commun à plusieurs élevages
  • La diffusion sera d’autant plus rapide que la densité sera importante

 

  Les symptômes et lésions

Les symptômes sont variables d’un élevage à l’autre, et dans certains élevages de petite taille, aucun symptômes n’est visible plusieurs semaines après la contamination.

 

 

D’une façon générale on observe les symptômes suivants :

  • Troubles de la reproduction, avec des avortements tardifs, des retours en chaleur, une baisse de la prolificité
  • Fièvre avec troubles respiratoires associés à un œdème des paupières
  • Perte d’appétit
  • Extrémités bleues
  • Mortalité avant le sevrage ou animaux morts nés
  • Diarrhées
  • Toux
  • Symptômes nerveux
  • Syndrome grippal
  • Mortalité
  • Dégradation des performances (retard de croissance, hétérogénéité des lots)
  • Recrudescence d’infections (toux, diarrhées, arthrites…)

 

  Les conséquences économiques de la maladie

  • Baisse du GMQ, augmentation de l’indice de consommation 
  • Moins value à l’abattoir
  • Baisse de production de l’ordre de - 1 à – 2 porcelets/truie/an

 

  Le diagnostic du SDRP

 

  • Diagnostic clinique : apparition brutale de certains symptômes
  • Diagnostic sérologique : mélanges de buvards ou de sérums avec mise en évidence des anticorps par épreuve ELISA
  • Diagnostic virologique : analyse à partir d’une prise de sang avec mise en évidence du virus par technique PCR

 

  La prophylaxie

De manière à maintenir le statut épidémiologique favorable du département du Cantal au regard du SDRP, un Arrêté Préfectoral a été pris le 19 janvier 2010 ; il rend obligatoire le dépistage de cette virose par sérologie dans les exploitations porcines naisseurs, naisseurs-engraisseurs (tous les ans) et dans les cheptels sélectionneurs ou multiplicateurs (tous les trimestres).

Il s’agit de prélever 10 % des reproducteurs de l’élevage avec un minimum de 15 animaux.