Parasites externes

Gales, myiases, les repérer et les prévenir

 

  Les gales

  • Touche principalement la tête mais peut s’étendre aux pattes et aux testicules.
  • Génère des lésions cutanées importantes suite à des démangeaisons (prurit) qui se recouvrent d’une croûte brunâtre.

Chez l’Homme, elle provoque des rougeurs et des démangeaisons plus ou moins importantes.

 

  • Se concentre sur les zones couvertes de laine.
  • Est généralisée et prurigineuse. La toison apparait feutrée, sale et humide avec des croûtes jaunâtres à noirâtres.
  • Entraîne une perte de laine et parfois des surinfections bactériennes.

 

 

  • Touche en priorité les pâturons mais peut s’étendre sur tous les membres et le scrotum.
  • Est responsable d’un prurit et d’un épaississement de la peau sur les zones concernées.

 

Dans tous les cas, les gales entrainent des démangeaisons importantes.

  

  Les myiases 

Ce sont des dermatoses rencontrées surtout pendant la saison chaude (de mai à septembre) et causées par l’installation dans les tissus ou les orifices naturels de larves de diptères (mouches).
Un animal présentant des lésions cutanées sera d’autant plus fragile face à ces parasites : lésions d’origine virale (ecthyma), bactérienne (piétin), traumatique (coupure, écorchure, morsure), chirurgicale (caudectomie).

Deux types de myiases :

  • Larves ne se développant que sur les plaies existantes.
  • Larves ayant la capacité de s’attaquer directement à la peau (larves de Wohlfahrtia magnifica rencontrées principalement au-delà de 1000 m d’altitude).

Certaines myiases que l’on retrouve au niveau des plaies chez les moutons peuvent aussi se développer sur les humains.

 

  Traitements : à gérer à l’échelle du cheptel

Pour les gales comme pour les myiases, il est conseillé :

  • de traiter tout le cheptel simultanément afin d’éliminer l’ensemble des parasites.
  • de prévoir des moyens de contention adaptés au type de traitement utilisé.
  • d’utiliser des produits bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM).

Une désinfection et une désinsectisation des locaux, du matériel et des véhicules de transports sont recommandés.

Différents types de traitement existent : bain, douche, injection. Ils doivent être adaptés au parasite visé.