Erhlichiose

Une maladie transmise par les tiques

   Pour plus d'informations, téléchargez notre plaquette.

L’Ehrlichiose est une maladie infectieuse transmise par les tiques, donc non contagieuse.

Elle est due à une bactérie : Anaplasma phagocytophylum qui se développe dans les globules blancs.

Elle touche les petits et grands ruminants domestiques, les canidés, les cervidés, et l’Homme ; c’est une zoonose.

Ce sera le plus souvent une maladie saisonnière, liée au passage des animaux dans des parcelles à tiques.

Remarque : ces pâtures sont souvent bordées de bois ou parsemées de buissons.

 

  Des symptômes diversifiés

 Les symptômes ne sont pas toujours présents, et sont variables :

  • Fièvre,
  • Baisse de production (Agalaxie chez les laitières) sur un ou plusieurs animaux,
  • Avortements d’allure pseudo-contagieuse (dernier tiers de gestation)
  • Syndrome grippal d’été : toux sèche puis grasse

Parfois, on trouve des signes révélateurs mais rares : Œdème des pâturons seulement dans 1 cas sur 10.

 

  Pensez à la rechercher !

Les analyses PCR sur avorton ou les sérologies sur le sang permettront d'identifier le germe pour mieux lutter.

 

  Comment lutter ?

La lutte va consister principalement en une lutte contre les tiques, soit par une lutte agronomique, en éliminant au maximum les gîtes à tiques, par le débroussaillage, l'écobuage des talus, la fauche des refus, ou en effectuant une rotation de parcelles et en évitant les pâturages lors de prolifération des tiques.

La lutte contre les tiques peut aussi être chimique, sur les animaux, avec des principes actifs durant plus ou moins longtemps.

On peut aussi laisser le cheptel souche s'immuniser, en plaçant les jeunes animaux (non atteints par la maladie) sur les parcelles à tiques.

Enfin, un antibiotique est actif contre le germe de l'Ehrlichiose, c'est l'oxytétracycline. La guérison peut être longue, en fonction de la précocité du traitement ou non.

Remarque : attention aux pâtures des vaches taries en élevage laitier, car c'est le lot le plus à risque pour les avortements (fin de gestation).

 

  Pour plus d'informations, téléchargez notre plaquette.

Hiverne, comment déclarer ?

Pension, ou hivernage individuel

  Deux solutions pour placer ses animaux l'hiver
  • la mise en pension
  • l'hivernage individuel

Voici donc les modalités de ces deux systèmes. 

  Cas de la mise en pension

Elle correspond à la déclaration d'un mouvement de sortie de l'inventaire des animaux. Cette notification se fait par folio ou bien avec un logiciel éleveur. Il est alors nécessaire de réaliser des prises de sang sur tous les animaux hivernés pour analyse IBR et éditer une nouvelle attestation sanitaire pour les bovins hivernés.stabulation entravee

Dans cette situation, le chargement moyen annuel du cheptel se trouve diminué pour celui qui place les animaux, et augmenté pour celui qui les reçoit.

Au retour des animaux, un mouvement d'entrée devra être réalisé par notification folio ou logiciel éleveur.

Le propriétaire du lieu de pension devra réaliser les mêmes opérations (déclaration d'entrée à l'arrivée et de sortie au retour des animaux).

estive individuelle bovin

Dans cette situation, le mélange d'animaux de plusieurs cheptels ou non est accepté.

 

  Cas de l'hivernage individuel

L'hivernage individuel correspond et comme son nom l'indique à de la mise en hiverne sans mélange d'animaux.

C'est le cas le plus simple et pour cela, une simple déclaration à la DDCSPP du département suffit.

Il n'y a pas de notifications à réaliser ni prises de sang, et les animaux restent sur l'inventaire du détenteur.

declaration estive individuelle

Dans cette situation, il n'est accepté aucun mélange d'animaux.

   Télécharger le modèle de déclaration d'hivernage individuel

Pendant la durée d'hivernage, l'éleveur reste toujours propriétaire de son cheptel et responsable de tous mouvements d'animaux même sur le lieu d'hivernage (naissance, achat, sortie ou perte de boucle). Il doit continuer à effectuer ses déclarations au GDS et doit en informer le gestionnaire pour la tenue de son registre.

Certifications sanitaires

Les certifications sanitaires, un vrai plus pour nos élevages !

 

Tout animal peut être porteur de maladies et les transmettre au reste du troupeau.

Les certifications permettent donc de sécuriser les transactions et de prévenir d’ultérieures catastrophes sanitaires aux conséquences importantes.

 

L’introduction d’animaux sans garantie sanitaire (IBR, paratuberculose, BVD) peut représenter un danger lors d’achat d’animaux de renouvellement ou lors d’une création de cheptel.

La certification sous entend la maîtrise de l’état sanitaire de l’élevage vis à vis des maladies concernées. L’exigence d’animaux et/ou de cheptels certifiés est donc grandissante de la part des acheteurs, des stations de testage, des organisateurs de concours et autres rassemblements et de certains pays importateurs

L’acquisition d’une certification peut permettre d’ouvrir des marchés qui jusque là n’étaient pas accessibles.

 

  Statut Indemne d'IBR

Principaux critères d’attribution :

  • Allaitants : résultats négatifs sur les deux dernières prophylaxies espacées de 3 à 15 mois
  • Laitiers : résultats négatifs sur les quatre derniers Laits de Grand Mélange espacés de 4 à 8 mois
  • Maîtrise des introductions

 

  Garantie de cheptel Paratuberculose

Conditions d’attribution :

  • Deux contrôles négatifs sur les animaux de plus de 24 mois espacés de 9 à 30 mois
  • Maîtrise des introductions

 

  Attestation de bovin non IPI (BVD)

Conditions d’attribution :

  • Virologie (recherche du virus) négative en mélange ou en individuel
  • Analyse par PCR pour tous les bovins ou par antigénémie pour les bovins de plus de 6 mois. 
  • Sérologie positive en individuel (recherche d'anticorps développés suite à un passage du virus)

 

 

L’attribution d’une certification est basée sur un cahier des charges ou un référentiel technique nationalLes procédures d’acquisition et de gestion de ces garanties sont donc transparentes et identiques pour tous les éleveurs français. 

Par exemple, le statut IBR d’un cheptel est clairement mentionné sur les ASDA des animaux. En ce qui concerne la paratuberculose, des attestations de garanties de cheptel peuvent être obtenues dans les GDS. Il en est de même pour la BVD (attestation «non IPI» attribuée à l’animal).

 

 

 

Prophylaxies bovine

Tuberculose, brucellose, leucose, varron et IBR

 

  La tuberculose bovine

Le dépistage annuel obligatoire de la tuberculose bovine concerne :

  • les élevages anciennement infectés (requalifiés depuis le 01/10/2003)
  • certains troupeaux ayant été suspects ou susceptibles d’être infectés depuis le 1er janvier 2008, pour lesquels l’infection tuberculeuse n’a pas été confirmée et dont la qualification a été rétablie.

La surveillance est maintenue dans les abattoirs et dans les cheptels éventuellement reliés à des foyers avérés.

 

  La brucellose bovine

La recherche de la brucellose bovine est réalisée par analyse sur lait de tank dans les ateliers laitiers spécialisés et sur échantillons sanguins dans les ateliers allaitants (et les ateliers laitiers qui ne livrent pas de lait en laiterie).
En pratique, ces analyses sanguines concernent 20 % des animaux de plus de 24 mois du cheptel, choisis selon les priorités suivantes :

  • bovins mâles de plus de 36 mois
  • bovins de plus de 24 mois introduits dans l’année
  • autres bovins de plus de 24 mois tirés au sort pour atteindre le seuil de 20 %

 

  La leucose bovine enzootique

Le contrôle obligatoire de cette maladie est quinquennal.

Dans les ateliers allaitants concernés et les ateliers laitiers qui ne livrent pas de lait en laiterie, des analyses sérologiques ont été effectuées sur les mêmes animaux que pour la brucellose, tandis que dans les troupeaux laitiers spécialisés la recherche annuelle est réalisée par analyse sur lait de tank.

 

  La Rhinotrachéite Bovine Infectieuse (I.B.R)

Dans les ateliers allaitants et les ateliers laitiers dont le lait est transformé à la ferme, tous les animaux de plus de 24 mois sont prélevés (prise de sang) et analysés par sérologie de mélange de 10, avec reprise individuelle des pools positifs

Notons que depuis le 1er octobre 2016 les animaux de 12 à 24 mois non connus vaccinés contre l’IBR doivent également être prélevés dans les cheptels qui hébergent au moins un animal infecté ou dans les troupeaux concernés par un nouveau résultat positif.
Les ateliers laitiers des éleveurs concernés par une livraison régulière du lait en laiterie, lorsqu’ils ne sont pas connus pour héberger des animaux positifs, sont contrôlés par Lait de Grand Mélange (LGM) tous les 6 mois. Si l’analyse révèle un résultat positif, un 2ème prélèvement est programmé dans le mois qui suit. Et enfin, si la 2ème analyse révèle également un résultat positif, le cheptel doit être contrôlé par prises de sang (tous les animaux de plus de 12 mois).

 

  L’Hypodermose bovine ou varron

De manière à maintenir l’appellation « cheptel assaini en varron » des troupeaux de notre département, chaque année, des analyses sérologiques sont programmées de façon aléatoire pour partie et de façon orientée pour d’autres.

Il s'agit dans ce derniers cas de tous les troupeaux qui ont introduit des bovins étrangers au cours de la campagne précédente, tous les élevages en « Agriculture Biologique » ainsi que tous les cheptels qui ont obtenu des résultats positifs au cours de cette dernière campagne.